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Bulletin quotidien d'informations économiques africaines

Rédigé le 28/12/2018
MAP


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du vendredi 28 décembre:

Sénégal-Aéroports-Statistiques 

Le nombre total de passagers enregistré à l'aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar s’est établi à 1.998.965 au terme des dix premiers mois de l’année 2018, selon les données établies par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). 

Comparé à la même période de l’année 2017 où ils se situaient à 1.807.424, ces passagers connaissent une augmentation de 191.541 en valeur absolue et 10,6% en valeur relative. Cette progression est due à la fois aux passagers en transit et à l’arrivée. Les premiers ont vu leur nombre progresser de 17,9%, s’établissant à 150.2740 contre 127.448 à fin octobre 2017.

Les passagers enregistrés à l’arrivée ont augmenté de 13,7% à 894.331 contre 786.859 en 2017. Les passagers au départ ont aussi contribué à l’augmentation globale avec un nombre qui passe de 893.117 durant les dix premiers mois de 2017 à 954.359 un an plus tard (plus 6,7%).

Sénégal-Commerce-Hausse 

Le prix du sac de farine au Sénégal va coûter, à partir de janvier 2019, 16.200 FCFA contre 13.500 actuellement, voire même 13.000, a annoncé, jeudi à Dakar, le président de l’Association des meuniers industriels du Sénégal (Amis), Claude Demba Diop. 

"La farine améliorée, c’est-à-dire celle produite avec des additifs qui permet au boulanger d’éviter d’ajouter des améliorants, sera cédée à 16.700 F CFA le sac", a déclaré M. Diop qui s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec le ministre du Commerce, Alioune Sarr.

Cette réunion portait sur la signature d’un protocole entre les différents meuniers sénégalais pour stabiliser la filière et juguler la farouche concurrence que se livrent les acteurs pour écouler leur produit, poussant même certains "à vendre à perte pendant tout un trimestre".

Côte d'Ivoire-pêche maritime Les trois entreprises de transformation de produits halieutiques en Côte d'Ivoire ont traité plus de 30 000 tonnes de produits et généré un chiffre d’affaires de plus de 90 milliards de FCFA en 2017.

L’information a été donnée, jeudi à Abidjan, par le ministre ivoirien des ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani à l’occasion d’une conférence sur le sujet.

« Les entreprises franches de transformation des produits halieutiques (EFTPH), notamment le thon, au nombre de trois, sont le fleuron de l’économie halieutique ivoirienne. Elles ont traité plus de 30 000 tonnes de produits et généré un chiffre d’affaires de plus de 90 milliards de FCFA en 2017 », a relevé le ministre.

Dressant le bilan du secteur, M. Adjoumani a fait savoir qu’au « cours de la période 2012-2017, les entreprises franches ont investi plus de sept milliards de FCFA dont 2,1 milliards pour les années 2016 et 2017 ».

Burundi-Café

Le Burundi compte exporter 22.000 tonnes de café durant la campagne 2019 qui débutera en février prochain, contre un volume de 18.000 tonnes expédié en 2018, a annoncé l'Agence de régulation de la filière Café (ARFIC)

« La réalisation de cet objectif s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à impulser un nouveau dynamisme à la filière et renforcer sa contribution à l’économie du pays », a déclaré Emmanuel Niyungeko, directeur général de l’ARFIC, cité jeudi par des médias locaux.

En 2019, le gouvernement envisage d’augmenter de 40% son enveloppe consacrée aux subventions des engrais en faveur des producteurs, a expliqué M. Niyungeko.

Le Burundi espère atteindre d’ici 2022, une production caféière de 30.000 tonnes grâce au Projet d'appui à la compétitivité du secteur café (PACSC) financé par la Banque mondiale et lancé dans le pays depuis 2016.

Djibouti-Turquie-Investissement 

L'installation d’une zone économique spéciale turque à Djibouti a été au centre d’une séance de travail, tenue jeudi, entre le ministre Djiboutien de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, Ilyas Moussa Dawaleh, et une délégation d’investisseurs turcs.

«Le ministre et ses interlocuteurs turcs ont discuté de l’état d’avancement des travaux de construction à Djibouti de la zone économique spéciale turque qui s’étend sur une superficie de 500 hectares», précise l’agence d’information djiboutienne ADI. 

Les deux parties ont également évoqué les moyens à même d’accélérer ce chantier et passé en revue les profils des entreprises turques qui devront s’installer dans cette zone économique spéciale, notamment celles spécialisées dans l’emballage, l’électronique, et les matériaux semi-finis.

Kenya-Café-Export

Au Kenya, les recettes d'exportation de café se sont élevées à 22,5 milliards de shillings (221 millions $), au terme de la campagne 2018, soit un montant en hausse de 1 milliard de shillings par rapport à 2017, a annoncé la Bourse de café de Nairobi (NCE).

D’après les détails rapportés par Business daily africa, cette performance est attribuable à une hausse de 22% du volume des expéditions de café, grâce à une mise sur le marché de la récolte provenant des régions de l’Ouest de la Vallée de Rift sur le marché au début de la saison. 

Cette augmentation en volume a permis de compenser l’effet de la baisse de 14% du prix du sac de 50 kg de café enregistré cette année, indique la NCE.

Actuellement, 90% du café kényan est vendu via des enchères électroniques à la NCE, tandis que les 10% restants sont écoulés par le biais de ventes directes. 

Les principaux débouchés d’exportation de la filière sont les USA, l’Allemagne, la Belgique et la Suède.

CEMAC-économie

Réuni le 18 décembre dernier, à l'occasion de sa quatrième et dernière réunion ordinaire de l'année, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), a passé la situation macroéconomique de la zone de la Communauté Économique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) au peigne fin.

Au cours de cette réunion tenue sous la présidence d’Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la BEAC, par ailleurs, président statutaire dudit CPM, les grandes tendances ont été dégagées ainsi que les perspectives à court terme.

Ainsi, en 2018, l'activité économique des pays membres a largement tiré profit de la hausse du prix du baril de pétrole brut, de l'augmentation de sa production, et du dynamisme du secteur non pétrolier, conjugués à la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles par les Etats de la sous-région.