Lever de rideau sur la 8è édition du Festival maghrébin du film d'Oujda

Lever de rideau sur la 8è édition du Festival maghrébin du film d'Oujda

Rédigé le 12/06/2019
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Oujda - Le coup d'envoi de la 8ème édition du Festival maghrébin du film d'Oujda a été donné, mardi soir au Théâtre Mohammed VI, en présence d'une pléiade d'artistes et de personnalités du monde de l'art, de la culture et des médias.

La cérémonie d'ouverture de cet événement, organisé jusqu'au 15 juin sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a été marquée par des hommages rendus aux réalisateurs marocain Kamal Kamal et Sâad Chraibi, à l’Algérien Rachid Bouchareb et à l'acteur égyptien Sherif Mounir, en reconnaissance de leurs contributions au cinéma et à la télévision arabe et maghrébine.

Ce rendez-vous artistique, organisé sous le thème "le Grand Maghreb uni par son cinéma", réunit une constellation d'artistes et cinéaste marocains et étrangers, faisant de la ville d'Oujda la capitale du cinéma maghrébin et un espace de dialogue et d’échange culturel.

S'exprimant à l'ouverture de cette édition, le Wali de la région de l'Oriental, Mouad El Jamai, a indiqué que cet événement se veut une occasion idoine à même de rassembler les cinéastes maghrébins dans une ambiance artistique et culturelle par excellence, et un acquis que les Oujdis doivent préserver.

Le cinéma maghrébin, qui connait un essor remarquable ces dernières années, oeuvre à renforcer les échanges culturels et à faire connaitre les pays maghrébins, ajoute M. El Jamai, notant que le Festival maghrébin du film est de nature à accorder à la ville d'Oujda une identité et un cachet cinématographiques qui lui permettent de s'ériger constamment au service de l'art et de l'unité maghrébine.

"Peu importe le film qui remportera le Grand Prix, car le grand vainqueur demeure bel est bien le cinéma maghrébin", estime M. El Jamai, ajoutant que les tables rondes et conférences tenues en marge de cette édition devraient enrichir la scène cinématographique maghrébine et arabe.

Pour sa part, le directeur du festival, Khalid Sli a affirmé que le festival n'a cessé de se développer et de gagner en maturité au fil des éditions avant de parvenir à ériger la ville millénaire d'Oujda en véritable destination cinématographique maghrébine et arabe.

Le festival a grandi grâce à la persévérance, la patience et au grand travail consenti par les différents partenaires mais aussi grâce à la passion des Oujdis pour le 7ème art, explique M. Sli, également président de l'association Ciné Maghreb, organisatrice du festival.

M. Sli, qui a rappelé le rôle et l’impact du cinéma dans la création de ponts entre les peuples, a fait savoir que l'association Ciné Maghreb ne cesse de parapher des partenariats avec des instances nationales et internationales afin de promouvoir l'activité cinématographique et créer davantage de liens entre les peuples.

La ville d'Oujda dispose d’importantes infrastructures culturelles qui constituent pour le tissu culturel et associatif local un véritable espace d'épanouissement et d’expression culturelle, a-t-il encore dit.

Sous les applaudissements, le public a reçu le jury de la sélection des longs-métrages, présidé par le critique et universitaire algérien, Ahmed Bejjaoui épaulé par le réalisateur marocain Hassan Benjelloun et la réalisatrice tunisienne Salma Baccar, la chercheuse marocaine Aïcha Belarbi et le réalisateur mauritanien Abderrahman Lahi.

La catégorie des courts métrages est composée du critique marocain Bilal Marmid, des cinéastes algériens Rachid Benallal et Zahra Harakat et du réalisateur tunisien Aniss Lasouad.

Six longs-métrages et douze courts-métrages, rappelle-t-on, sont programmés dans le cadre de la compétition officielle de cette édition. Pour les longs-métrages, il s'agit de "Reconnaissance" de l'Algérien Salim Hamdi, "Cri de l'âme" du Marocain Abdelilah Jouahri, "Fatwa" du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud, "La voix des anges" de l’Algérien Kamal Yaich, "Porto-Farina" du Tunisien Ibrahim Letaif et "Une urgence ordinaire" du Marocain Mohcine Besri.

Dans la catégorie des courts métrages, les productions participantes sont "Brotherhood" de Meryem Jebbour, "Le chant du cygne" de Yazid El Kadiri,, "Houria" de Oussama Azzi, "Angoisse" de Ali Benjelloun, "Gauche-Droite" de Moutie Dridi, "Synapse" de Nourredine Zerrouki, "Souda" de Amal Saad Bouh, "Point zéro" de Nassim Boumaiza, "Ainsi soit-il" de Youssef Mahsas, "Candidats au suicide" de Hamza Afifi, "Un philosophe" de Abdellatif Fadil et "Ghost Reveries" de Safa Ghali.

Par ailleurs, cette 8ème édition sera ponctuée par des conférences traitant de questions et sujets liés au 7è art, dont la présence de la femme dans le cinéma maghrébin et la relation entre tourisme et culture, en plus d’ateliers de formation aux métiers du cinéma notamment le scénario, l'analyse de l'image, l'initiation à la vidéo et le casting.