UA : Jazouli prend part à Niamey à une réunion du CPS sur la situation en Libye

UA : Jazouli prend part à Niamey à une réunion du CPS sur la situation en Libye

Rédigé le 06/07/2019
MAP


Niamey - Le ministre délégué chargé de la coopération africaine, Mohcine Jazouli a pris part, vendredi à Niamey, à une réunion du Conseil de Paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) sur la situation en Libye et les conditions des migrants africains dans ce pays.

La réunion du CPS s'est tenue en marge de la 35ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'UA, préparatoire au 12ème sommet extraordinaire de l’organisation continentale, prévu dimanche à Niamey et qui sera suivi d'un Sommet de coordination.

A l’issue de cette session, le CPS a convenu qu'une "enquête indépendante doit être diligentée en urgence, avec la participation de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples pour établir les faits liés à la dernière attaque contre le Centre de détention de migrants de Tajoura, près de Tripoli, tout en formulant des recommandations relatives aux mesures à prendre pour assurer la dignité, la sûreté et la sécurité des migrants".

Le CPS a, dans ce sens, appelé "les autorités libyennes et l’ensemble des parties prenantes à renforcer la coopération nécessaire pour mener l'enquête sur cette attaque".

L’organe de l’UA a également "invité les autorités libyennes à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils en Libye, y compris les migrants et les réfugiés, conformément au droit humanitaire international".

Le CPS a, en outre, souligné "la nécessité pour les Etats membres de prendre des mesures afin de s'attaquer résolument aux causes profondes de la migration irrégulière" et "demandé à tous les pays concernés de redoubler d'efforts, y compris via le soutien logistique, afin de faciliter le rapatriement rapide de leurs ressortissants en Libye afin d'éviter toute exploitation ultérieure de leur situation précaire".

Le Conseil de paix et de sécurité a, de même, mis l’accent sur "l'impératif d'un règlement politique comme seule solution viable pour résoudre la crise qui prévaut dans ce pays".