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La CGEM appelle à la promotion de la coopération arabo-africaine à travers l'amendement des lois entravant l'investissement

Rédigé le 26/04/2018
MAP


Rabat - La présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensaleh Chaqroun, a appelé, mercredi à Rabat, à la promotion de la coopération arabo-africaine à travers l'amendement et l'harmonisation des lois entravant l'investissement.

Dans une allocution lue en son nom à l'ouverture du forum parlementaire économique afro-arabe, organisé les 25 et 26 avril par la Chambre des Conseillers, sous le thème "Pour la construction d'un modèle complémentaire de coopération régionale", Mme Bensaleh Chaqroun a souligné le rôle de l'intégration économique africaine dans la promotion d’une croissance intégrée et inclusive à même de supprimer les obstacles et d'encourager les investisseurs et les hommes d'affaires arabes à investir en Afrique avec les garanties nécessaires.

"Les Arabes et les Africains doivent croire aux opportunités offertes ainsi que les avantages économiques qui se présentent, particulièrement les ressources naturelles dont regorge le continent", a-elle ajouté, donnant l'exemple des terres arables qui représentent 60% des terres fertiles dans le monde, selon les estimations de l’Agence américaine de développement.

Par ses recommandations, le forum contribuera à la consolidation de la coopération économique arabo-africaine, qui est l'une des plus anciennes expériences de coopération régionale et qui va au delà du voisinage géographique pour inclure les liens économiques, culturels, religieux et humains tissés à travers des siècles d'interactions sociales et culturelles arabo-africaines, a encore souligné la présidente de la CGEM.

Pour sa part, le président de la Fédération des Chambres marocaines de commerce, d'industrie et de services (FCMCIS), Mustapha Amhal, a relevé que les liens entre le monde arabe et le monde africain demeurent solides et séculaires.

Face aux défis de la mondialisation et des changements accélérés qu'ont connus plusieurs pays du monde, il est temps de soutenir le dialogue et donner une impulsion forte aux relations arabo-africaines dans le cadre d’une nouvelle vision tendant à créer un partenariat stratégique entre les deux régions, notamment après la ratification du Plan de développement durable 2030, a-t-il poursuivi.

Le renforcement du partenariat entre les pays africains et arabes est en mesure de protéger les intérêts vitaux des deux régions, a-t-il dit, notant qu'il est devenu nécessaire pour les secteurs public et privé en Afrique et dans le monde arabe de s’impliquer fortement dans la consolidation d’un climat d’affaires à même d’éliminer les obstacles à l'investissement.

Ce forum s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme d'action de l'Association des sénats, choura et des conseils équivalents d'Afrique et du monde arabe, qui a été approuvé lors de sa 10è conférence, tenue les 20 et 21 septembre dernier au Maroc, et portant sur les questions de l'économie, de l'investissement, du développement et de la paix.

Il s’assigne pour objectif d'enrichir le débat parlementaire afro-arabe autour des questions stratégiques et prioritaires pour les deux régions, notamment la sécurité alimentaire, le développement durable et la mise en place d'une diplomatie parlementaire économique visant à explorer les moyens de promouvoir la coopération économique afro-arabe, selon une stratégie de développement participative intégrée, basée sur le renforcement du tissu économique et commercial et des liens humains.

Cet événement est axé sur trois thématiques à savoir "La sécurité alimentaire en Afrique et dans le monde arabe", "Vers des partenariats économiques pour relever les défis de développement dans les pays africains et arabes" et "Les partenariats arabo-africains: pour une croissance globale et inclusive".

Parallèlement à ce forum, une réunion des femmes parlementaires de l'Association se tiendra sous le thème "Le rôle de la femme dans le renforcement du développement économique et la réalisation du développement durable".