Commentaires

Aucun commentaire
Soyez le premier à réagir
.

L'Afrique appelée plus que jamais à promouvoir des partenariats innovants en matière d'intelligence économique (rencontre)

Rédigé le 07/05/2018
MAP


Dakhla - L'Afrique est appelée plus que jamais à promouvoir des partenariats innovants en matière d’intelligence économique, d’où la nécessité de coopérer davantage au sein du continent pour sensibiliser sur les bonnes pratiques en la matière, ont affirmé, samedi à Dakhla, les participants à la rencontre africaine sur "L'intelligence économique en Afrique, expériences nationales et partenariats africains", organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Dans leurs recommandations au terme de cette rencontre, initiée vendredi et samedi dans le cadre de l'Université ouverte de Dakhla, par l'Association des études et de recherches pour le développement, les conférenciers ont souligné le manque de coopération inter-africaine pour la promotion des bonnes pratiques dans le domaine de l’intelligence économique en Afrique, déplorant l’absence d'un modèle unifiant les pays africains autour d'une vision commune en la matière.

Ces recommandations, dont lecture a été donnée par le président de l’Université ouverte de Dakhla et de l'Association des études et de recherches pour le développement, Driss Guerraoui, ont relevé un véritable déficit de connaissance sur des aspects essentiels aujourd’hui pour le continent africain, et en particulier les questions relatives à la veille stratégique, la sécurité économique et l’intelligence artificielle, juridique, sociale et culturelle, faisant savoir que l’Afrique connaît un déficit structurel extrêmement important.

L’adoption des pratiques de l’intelligence économique est devenue pour l’Afrique une condition incontournable pour accompagner son projet ambitieux de construction d’un continent uni et fort, ont poursuivi les participants, soulignant que ce choix impose une politique de veille stratégique collective portée par la promotion des bonnes pratiques pour assurer la sécurité économique globale.

Conscients qu’il n y a pas encore en Afrique de réelles politiques publiques dédiées à l’intelligence gouvernées à partir d’un pilotage institutionnel unifié à une échelle élevée des États africains, les conférenciers ont noté que la création du forum des Associations africaines d'intelligence économique pourrait être un embryon qui s’inscrira dans cette perspective, à savoir armer le continent en bonnes pratiques de l’intelligence économique dans toute sa diversité.

En l’absence d’études comparatives représentatives sur l’état de l’intelligence économique en Afrique, il est très difficile de faire un bilan général de toutes les expériences menées par tous les pays du continent, ont-il noté, précisant qu’à partir de contributions disparates produites par des experts, des chercheurs et des institutions dédiées, plusieurs constats peuvent être dressés.

Ils ont également relevé une absence de coopération inter et intra africaine en matière d'intelligence économique, hormis une coopération spontanée non-permanente et non-institutionnalisée en terme de pilotage institutionnelle, faisant observer que la rencontre africaine de Dakhla a permis de mesurer la nécessité d’échanger les expériences et de partager l'information sur les indicateurs les plus pertinents sur les économies des pays africains.

Insistant sur la nécessité de mutualiser les expériences internationales en matière d’intelligence économique et ce, pour renforcer les capacités des États, des entreprises, des universités, des centres de recherches et des Think Tank en la matière et permettre au continent de réaliser des raccourcis à la fois technologiques et managériaux en matière de politique publiques de d’intelligence économique, ils ont plaider pour faire de ce forum une tribune au service de tous les acteurs et les forces vives des sociétés et économies du continent et agir pour créer des structures d’intelligence économique dans les pays africains qui n'en disposent pas et surtout développer un partenariat innovant en la matière.

De même, ils ont rappelé que ce forum est de nature à promouvoir les pratiques de l’intelligence économique en Afrique, diffuser auprès des entreprises, des administrations, des universités et des centres de recherches la connaissance scientifique relative à l’intelligence économique et à la veille stratégique en Afrique, développer les échanges et partager les savoirs et les savoir-faire entre les associations membres du forum.

Organisée en partenariat avec l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et le Groupe OCP, la rencontre africaine de Dakhla constitue une opportunité pour créer des synergies à l’échelle africaine et constitue le point de départ pour une nouvelle économie de l’Afrique favorisant la création d’une élite africaine capable de jeter les bases d'un développement durable et inclusif de leur continent.

Cette rencontre africaine, qui connaît la participation de représentants de 23 pays d'Afrique anglophone, lusophone et francophone et du Maghreb, s'assigne pour objectif de diffuser auprès des entreprises, des administrations, des collectivités territoriales, des universités et des centres de recherches en Afrique la connaissance et le savoir-faire en matières d’intelligence économique et de veille stratégique, de développer les échanges, partager les expériences et approfondir l’examen des dimensions géostratégiques du continent africain.