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La CNUCED met en avant la stratégie migratoire du Maroc en tant qu'exemple à suivre

Rédigé le 01/06/2018
MAP


Rabat - L'économiste à la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Lisa Borgatti a mis en avant, jeudi à Rabat, la Stratégie nationale d'immigration et d'asile adoptée par le Maroc, la qualifiant d'exemple à suivre. S'exprimant lors de la cérémonie de présentation du rapport 2018 de la CNUCED sur "Le développement économique en Afrique: Les migrations au service de la transformation structurelle", Mme Borgatti a souligné que dans le cadre du processus préparatoire du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, l'Union africaine (UA) a confié à SM le Roi Mohammed VI le mandat de "Leader de l'Union Africaine sur la Question de la Migration", au vu de l'exemplarité des pratiques que le Maroc a adoptées pour élaborer et appliquer une stratégie migratoire progressive et fondée sur les droits. En régularisant la situation des migrants, le Maroc leur offre une meilleure protection et supprime les obstacles légaux et réglementaires liés à leur accès au marché du travail, a-t-elle noté.

Cette stratégie migratoire est considérée comme un exemple à suivre, a-t-elle affirmé, soulignant l'importance d'accorder plus d'intérêt à la main-d’œuvre moins qualifiée, en proposant plus de formations et de partenariats.

En outre, la responsable onusienne a indiqué que le pacte mondial permet à l'Afrique de réaffirmer avec force sa volonté de faire entendre son propre discours migratoire sur la scène internationale, qui pourrait être mieux ancré dans le continent si plus de ressources étaient consacrées au financement de campagnes de communication soigneusement conçues, qui soulignent les aspects économiques et commerciaux des migrations.

Pour sa part, le directeur des Affaires de la migration au ministère délégué chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la Migration, Ahmed Skim a indiqué que la migration africaine de demain sera de plus en plus une migration intra-africaine, conséquence à la fois des restrictions à l'émigration vers l'Europe, mais surtout conséquence du décollage africain, des nouvelles opportunités économiques, mais aussi de l'intégration des valeurs de la mondialisation au niveau du continent africain.

Tout en passant en revue les réformes entreprises et les progrès accomplis depuis 2013 en matière de politique migratoire, conduite sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, avec comme but d'assurer une meilleure gestion des flux migratoires et une meilleure intégration des migrants et réfugiés, M. Skim a indiqué que la politique migratoire du Maroc s'inscrit dans un cadre plus large de la réaffirmation de l'arrimage du Royaume au sein de la famille africaine et de sa réintégration au sein de l'UA.

Dans ce sens, le responsable a rappelé que SM le Roi a soumis au 30-ème Sommet de l'UA à Addis-Abeba, en janvier dernier, un document constituant l'"Agenda africain pour la migration" visant à faire de la migration "un levier de co-développement, un pilier de la coopération Sud-Sud et un vecteur de solidarité".

Cet agenda africain, guidé par les principes de solidarité et de responsabilité partagée, ancrés dans l'idée d'une interdépendance croissante des peuples et des économies, insiste sur la mise en place d'un Observatoire africain de la migration qui aura pour mission de renforcer l'échange d'informations entre les pays africains et de promouvoir la recherche, afin d'améliorer la gestion des flux migratoires, ainsi que sur la création d'un poste d'envoyé spécial de l'UA chargé de la migration, qui assurera la coordination des politiques de l'Union dans le domaine migratoire, a poursuivi le responsable.

Il a, en outre, plaidé en faveur d'une coopération multipartite aux niveaux national, régional et international, pour la gestion et le développement des connaissances dans le domaine de la migration.