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Le Maroc s’est inscrit dans une politique volontariste de développement durable pour assurer la bonne gouvernance du secteur des déchets (M. Laftit)

Rédigé le 27/06/2018
MAP


Rabat - Le Maroc s'est inscrit dans une politique volontariste de développement durable qui concilie l'économie et l'environnement pour assurer la bonne gouvernance du secteur des déchets, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

"Conscient de l’importance que suscite la bonne gouvernance de ce secteur, notre pays s’est inscrit dans une politique volontariste de développement durable qui vise le bien-être des citoyens et concilie le développement économique aux impératives de protection de l’environnement", a dit M. Laftit qui s’exprimait à l’ouverture de la première réunion annuelle de la Plateforme Africaine des villes propres (ACCP).

Cette politique, a-t-il poursuivi, a été concrétisée sur le terrain à travers la mise en place d’une série de réformes sur le plan institutionnel et réglementaire, ainsi que le déploiement d’outils d’accompagnement.

Relevant que le développement de la gestion des services publics, notamment celui des déchets, constitue un enjeu de taille pour la population mondiale, M. Laftit a fait savoir qu’"il n'est pas fortuit que notre pays ait répondu favorablement à la demande de la JICA pour l’organisation de cette réunion".

Il a, dans ce sens, souligné que le Royaume a "toujours milité en faveur d’une coopération sud-sud", rappelant que lors du sommet africain de l’action organisé en marge de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui s’est tenue en 2016 à Marrakech, SM le Roi Mohammed VI a réitéré la détermination du Maroc à renforcer la contribution à la défense des intérêts vitaux du continent aux côtés de ses pays frères. 

Le Souverain a également mis l’accent sur la nécessité de mettre au point une vision commune pour défendre les revendications de l’Afrique en matière de financement et de transfert de technologies, a ajouté le ministre. 

Il a, par ailleurs, indiqué que cette première rencontre constituera une occasion pour partager les bonnes pratiques et s’arrêter aussi sur le retour des expériences, notamment des difficultés rencontrées et donner des solutions adaptées au contexte du continent africain, faisant part de son souhait que cette réunion "débouchera sur un ensemble de solutions réalistes et réalisables ainsi que sur des recommandations à même de relever les défis d’une gestion intégrée et durable des déchets en Afrique".

De son côté, la secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mounia Boucetta, a fait remarquer que l’urbanisation occupe de plus en plus une place primordiale dans les politiques d’aménagement du territoire des pays africains. 

Selon elle, la prise de conscience du besoin d’une ville durable est intimement liée aux contraintes de la croissance urbaine souvent non maîtrisées sous l’effet de l’explosion démographique, de l’exode rural, ainsi que du mouvement de migration, conjugués à un manque d’infrastructures et de services de base, une insuffisance de logements adéquats qui impactent la qualité de vie des citoyens en terme de mobilité, de sécurité mais également sur le plan sanitaire. 

"A côté de tout cela, fort est de constater que nos villes africaines constituent un espace de création de richesse, de créativité, d’innovation, de diversité et dans les rôles les plus approuvés qui permet de contribuer à la construction d’une société inclusive", a fait observer Mme Boucetta, estimant qu’une ville durable peut offrir des espaces de services et constitue également un levier de développement économique et social qui contribue à atteindre les objectifs du développement durable (ODD).

Et de souligner que la plateforme africaine des villes propres est une initiative très louable et pertinente parce qu’elle permet de mobiliser les efforts, partager, réunir, avoir de l’information, mais également disposer d’expertises de partenaires qui ont une longue expérience dans ce domaine pour aboutir à des solutions technologiques très avancées et appropriées aux villes africaines.

Organisée par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en partenariat avec le ministère de l'Intérieur, le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Secrétariat d'Etat chargé du Développement Durable, le ministère de l'Environnement du Japon, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), l'ONU-Habitat et la ville de Yokohama, cette réunion constitue une occasion pour les participants de discuter de la pression environnementale sur les villes africaines qui devient, en raison de la croissance de la population, du développement économique et de l’évolution du rythme de l’urbanisation, de plus en plus importante, notamment dans le secteur des déchets dont la mauvaise gestion peut entrainer des effets néfastes sur les conditions d’hygiène et de santé des populations.

Lancée officiellement par la déclaration de Maputo prononcée à l’occasion de la réunion préparatoire qui s’est tenue en avril 2017 au Mozambique, la Plateforme africaine des villes propres s’est ouverte aux gouvernements nationaux et locaux, aux villes, aux ONG, ainsi qu'aux organisations internationales et s’est assignée comme objectif principal la promotion des ODD à travers notamment la mise en réseau et le partage des connaissances en matières de gestion des déchets entre les différents pays africains dans la perspective de villes propres et saines à l’horizon de 2030.

Le premier jour de cette réunion est consacré au partage des connaissances sur la gestion des déchets au Maroc, tandis que les deux autres jours seront dédiés respectivement au "partage des connaissances sur la collecte de données pour les ODD et les partenariats public-privé" et au "financement de l'amélioration de la gestion des déchets en Afrique et le plan d'action de l'ACCP".