.

5è Festival Al Haouz : Les artistes Ina Makosi et Meriem Tagadirt exposent conjointement sous le thème "Jeunesses africaines"

Rédigé le 10/07/2018
MAP


Marrakech - L’artiste photographe sénégalaise Ina Ndeye Fatou Thiam, dite Ina Makosi et la jeune artiste-peintre marocaine Meriem Tagadirt organisent à Marrakech, une exposition conjointe sous le thème "Jeunesses africaines" dans le cadre de la 5ème édition du Festival Al Haouz (07-10 juillet).

Cette exposition présente des portraits de femmes actives dans les domaines de la culture, l’art et l’audiovisuel. 

Cette artiste sénégalaise native de Pikine a travaillé sur des sujets dans lesquels elle fait des albums photos qui tournent souvent autour du Hip Hop et sur les femmes.

"Ce sont des œuvres tirées d’un projet intitulé +Women at work+, qui est une réadaptation d’un mouvement féminin aux Etats-Unis pendant les années 80, durant lequel les femmes ont fait une campagne et ont milité pour être employées dans les usines, en tant qu’ouvrières", a indiqué à la MAP l’artiste Ina Makosi.

"Je l’ai réadapté en 2018 pour les femmes qui sont dans l’art, le hip-hop surtout et l’audiovisuel, des métiers qui étaient monopolisés par les hommes", a-t-elle ajouté.

C’est une façon de rendre hommage à ces femmes-là et de laisser l’opportunité à une nouvelle génération de s’adapter à ces nouveaux rôles, a-t-elle estimé. 

Concernant le festival Al Haouz, elle a relevé que cette manifestation à caractère socioculturel représente un cadre d’échange assez important et de rencontres avec des artistes marocains car "elle aime travailler avec les peintres qui l’inspirent en tant que photographe". 

En fin 2011, Ina Ndeye Fatou Thiam intégra "Africulturban" (association de hip hop et cultures urbaines) basée à Pikine où elle s’est très vite spécialisée dans les techniques d’enregistrements.

Après des recherches de 10 mois, elle décida de se consacrer beaucoup plus dans le management avec le Centre de documentation en Hip Hop et cultures dont elle est la manager. Avec le pôle formation de l’association "Africulturban" qui est la Hip Hop Akademy (Premier centre de formation et de documentation en hip Hop et cultures urbaines), elle bénéficia d’une formation accélérée en audiovisuel pendant deux ans.

Durant ces deux années dans le monde de l’audiovisuel, elle eu à réaliser un film de 52 mn et des courts métrages pendant la Biennale de Dakar (Sénégal). Elle a aussi participé au festival d’Avignon (France) en 2012 en tant que stagiaire en vidéo/montage et photo pour le compte d’une télévision belge. 

Bien qu’elle excelle à merveille dans le domaine de la vidéo, Ndeye Fatou Thiam est aussi attirée par la photo.

Mis à part ses propres albums photos, son travail pour le centre de documentation sur le Hip Hop et les cultures urbaines dont elle s’occupe, consiste à archiver les événements Hip Hop au Sénégal et dans le monde.