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Le président de la BAD "Face à la MAP": Le Maroc, pays leader en matière d'énergies renouvelables

Rédigé le 01/08/2018
MAP - Hicham EL MOUSSAOUI et Soundousse BENABOUD


Tanger - Le Maroc compte parmi les leaders du secteur des énergies renouvelables, a souligné, mardi à Tanger, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, en visite au Royaume à l'occasion du 19ème anniversaire de la Fête Trône.

A l'instar du Maroc, la BAD accorde un intérêt particulier au secteur des énergies renouvelables et veille à lui octroyer "beaucoup d'investissements", a indiqué M. Adesina, dans une interview accordée à l'Agence Maghreb Arabe Presse dans le cadre de son concept "Face à la MAP".

La BAD réservait, il y a trois ans, 14% de ses investissements dans le secteur énergétique aux énergies renouvelables. Ce chiffre est passé aujourd'hui à 100%, a précisé le responsable africain, saluant les efforts déployés par l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN) dans ce cadre, conformément à la vision de SM le Roi Mohammed VI.

L'institution bancaire est, désormais, en train d'examiner la contribution que pourrait avoir le MASEN dans l'accompagnement des pays africains dans leurs objectifs d'augmenter les investissements dans le secteur des énergies renouvelables, a-t-il confié.

Affirmant qu'il est impossible de se développer dans l'obscurité, M. Adesina a, en outre, mis l'accent sur l'importance de l'accès en Afrique à l'énergie, notamment l'électricité, qui est prépondérante au développement de l'infrastructure et de l'industrie.

Concernant l'industrialisation de l'Afrique, le président de la BAD a fait savoir qu'elle est en cours, relevant trois axes sur lesquels repose ce processus, en l'occurrence l'énergie, la compétence et l'infrastructure.

Le continent n'est toujours pas industrialisé en raison des déficits qui persistent dans le financement des infrastructures. En effet, l'Afrique connaît un déficit de 68 jusqu'à 108 milliards de dollars, d'où les efforts de la BAD pour combler ce manque, a-t-il noté.

Afin de promouvoir le secteur des infrastructures, la BAD a boosté son investissement dans le secteur des énergies et a commencé à organiser le Forum pour l'investissement en Afrique afin d'attirer le fonds de pension global, le fonds souverain global et le fonds d'investisseurs global, a expliqué M. Adesina, sans manquer de souligner l'importance du partenariat public-privé dans ce projet.

Il a également rappelé, dans ce sens, la création de l'organisation Africa 50, basée à Casablanca et qui a déjà mobilisé plus de 860 millions de dollars pour pouvoir encourager le partenariat public-privé dans le secteur d'infrastructure en vue d'accélérer l'industrialisation de l'Afrique.

Qualifiant la performance de l’économie marocaine de "bien", M. Adesina s'est réjoui de voir le tôt de croissance cette année passer à 4,1%, et s'est dit "très impressionné" par le rendement du secteur agricole, qui a connu une hausse significative au niveau de la production, passant de 34 millions de quintaux jusqu'à plus de 95.

"Impressionné" également par l'industrialisation qui est faite autour du port de Tanger, notamment dans le secteur automobile et par l'augmentation des investissements étrangers, le président de la BAD s'est dit "très fier" du progrès que connaît le Maroc, pays qui profite de 65% de l'ensemble des investissements de la Banque en Afrique du Nord, ainsi que de sa gestion de la chose économique.