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Africités 2018…Des élus africains initiés au coaching territorial

Rédigé le 23/11/2018
MAP

Des élus africains qui participent aux travaux du 8-ème sommet Africités qui se tient à Marrakech ont été initiés, jeudi, aux principes du coaching territorial, considéré comme un outil de mise en synergie des acteurs territoriaux et d’aide au règlement des conflits.

Des présentations théoriques et des exercices pratiques ont été présentés aux participants à un panel sur le ‘’coaching territorial : une expertise africaine innovante au service d’un développement territorial inclusif et durable’’.

‘’Le coaching territorial est une activité pratique qui nécessite du travail chaque jour dans les collectivités territoriales et qui permet d’approcher une réalité dans la relation entre le citoyen, qui a des attentes très concrètes, et l’élu qui essaie de déployer des stratégies aux niveaux régional et local’’, a expliqué Brygo Gautier, responsable du programme de coaching territorial, dont le coup d’envoi a été donné en novembre 2014 à Oujda.

Il a assuré qu’aujourd’hui, il y a une ‘’forte demande’’ pour ce programme, qui est le fruit d’un protocole d’entente entre le conseil régional de l’Oriental et l’organisation Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, parce que le coaching territorial ‘’répond à une série de problématiques, notamment celle liée aux ressources humaines et leur interaction avec le citoyen, qui est au cœur des processus de développement’’.

C’est dans cette dynamique qu’un centre de coaching territorial a été ouvert à Oujda en 2016, suivi d’un autre dans la région sénégalaise de Kaolack et d’une autre ‘’initiative importante’’ dans la ville de Dakar, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’à l’occasion du sommet Africités, une deuxième promotion de coaches territoriaux de 10 pays africains, formés dans le centre de coaching de l’oriental, a reçu ses diplômes.

Pour Ettayeb Mesbahi, du Conseil de la région de l’Oriental, le coaching territorial représente un ‘’moyen efficace’’ qui permet de mobiliser tous les acteurs de la vie économique, sociale et culturelle autour d’objectifs communs, relevant que suite au recours de la région de l’oriental à cette méthode, qui a ‘’fait ses preuves à l’international’’, des résultats ‘’concluants’’ ont été atteints.

Notant que l’Oriental sert de laboratoire d’expérimentation et de formation des coaches de toute l’Afrique, M. Mesbahi a exprimé la disposition de sa région de mettre son expertise au service des autres villes africaines.

Mohamed M’barki, directeur général de l’Agence de l’Oriental, a souligné, de son côté, que le coaching est une méthode qui permet de régler des conflits, mais dans une certaine mesure de s’inscrire dans une logique de développement.

‘’L’intérêt que rencontre le coaching territorial montre la construction d’un processus et d’un nouveau paradigme de développement de l’Afrique, basé sur de nouvelles approches’’, a-t-il estimé, appelant à ce que la parole soit donnée davantage aux territoires africains.

Présentant l’expérience de sa région, le président du conseil départemental de Kaolack au Sénégal, Baba Ndiyaye, a assuré que le programme de coaching territorial constitue un élément de la coopération sud-sud et d’implication des acteurs locaux dans le développement.

Pour Kaolack, cet instrument a permis de mettre en synergie les efforts des départements voisins, pour trouver des solutions à certaines problématiques, a-t-il indiqué, notant qu’en l’espace de six mois, une bonne partie des objectifs fixés ont été atteints.

Placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le sommet Africités est organisé du 20 au 24 novembre par l'Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC) et l’Association des régions du Maroc (ARM) en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et l’organisation Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (UGCLU).

Pour cette 8-ème édition d’Africités, qui marque le 20-ème anniversaire de sa création, la thématique retenue a trait à "la transition vers des villes et territoires durables : le rôle des collectivités territoriales d’Afrique". Cet évènement connait la participation de quelque 5.000 participants qui doivent débattre des contraintes au développement des villes africaines comme le chômage et les défis en lien avec les changements climatiques.