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CAN-2019 retirée au Cameroun: les Camerounais peu surpris

Rédigé le 01/12/2018
MAP

"On savait ce qui devait arriver": de nombreux Camerounais se déclaraient vendredi soir peu surpris de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Cameroun l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2019, a constaté un journaliste de l'AFP à Douala (sud).



"On savait ce qui devait arriver. Il n y a pas de stade, il n'y a pas de route, il n'y a rien", a constaté amèrement vendredi soir Henri Kelma, moto-taximan à Douala, suite à la décision de la CAF.

"Dès le départ, je savais qu'il (le président de la CAF, ndlr) allait retirer la CAN (...) ça va vraiment faire réfléchir le gouvernement", a pour sa part déclaré Idrissou Mefire, électricien.

"C'est peut-être une bonne décision (...), comme cela le Cameroun aura le temps de (...) trouver des moyens nécessaires pour qu'on puisse organiser une CAN digne de ce nom", a jugé Pierre Youte, journaliste.

"C'est un manque de volonté, il y a assez de moyens au Cameroun", a estimé quant à lui Hervé Ninfack, enseignant.

La CAF a annoncé vendredi soir qu'elle retirait l'organisation de la CAN-2019 au Cameroun, après une récente inspection sécuritaire et une visite des infrastructures, stades et hébergements au Cameroun.

C'était une mesure attendue pour un pays-hôte pénalisé par des retards dans l'avancée des travaux de préparation, alors que le format du tournoi est passé à 24 équipes.

Le Cameroun connaît aussi un contexte sécuritaire très tendu avec des attaques persistantes des jihadistes de Boko Haram dans le nord du pays et un conflit entre l'armée et des séparatistes dans les deux régions anglophones du pays.

A sept mois de la compétition, s'ouvre une période de flou, avec un cabinet mis en place pour "déterminer un nouveau pays organisateur d'ici la fin de l'année".

Le Maroc ou l'Afrique du Sud sont régulièrement cités par les médias comme possibles remplaçants.

L'histoire des CAN est riche en feuilletons du genre. Par exemple, a CAN-2015 avait eu lieu en Guinée équatoriale, après le retrait de l'organisation au Maroc.