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Dakhla, capitale de l'art et de la mode en Afrique

Rédigé le 21/12/2018
MAP - Saâd Abou Dihaj


Dakhla - Alors que l’an 2018 touche à sa fin, Dakhla, ce joyau des provinces du Sud du Royaume et destination sportive de classe mondiale, s’est transformée en capitale de l’art et de la mode en Afrique.

Forte des vues imprenables mariant sable du désert et vagues de l’océan et des capacités d’accueil indéniables, la ville a gagné le pari d’organiser la 11ème édition du Festival international de la mode en Afrique (FIMA), consacrant ainsi sa vocation internationale et son ouverture sur son voisinage continental.

Les organisateurs de cet événement, tenu du 21 au 24 novembre sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ont su faire de Dakhla le point de départ d’un projet ambitieux visant à assurer l’essor de la mode africaine et lui ouvrir la voie vers une reconnaissance internationale.

Initiée sous le thème "L’art et la culture, vecteurs d’intégration africaine", cette édition qui coïncide avec les vingt ans d’existence de cette manifestation unique en son genre a été l’occasion de rendre un vibrant hommage à Feu SM le Roi Hassan II, qui a accompagné et soutenu le festival dès sa première édition au Niger en 1998. En effet, le Maroc est un partenaire de choix pour le FIMA, qu’il accompagne et dont il appuie les actions depuis ses premières heures en 1998, dans le désert du Ténéré au Niger.

Le 11è FIMA a rassemblé les meilleurs stylistes du continent et d’ailleurs, dans la finalité de jeter des passerelles entre les créateurs de tous les horizons et promouvoir le patrimoine du continent.

A cet égard, le président fondateur du festival, le célèbre styliste nigérien Alphadi Seidnaly, a mis en exergue la forte dynamique que connait Dakhla, une cité en passe de devenir une passerelle pour la culture et la création artistique entre le nord et le sud de l’Afrique, ainsi qu’un point de rapprochement entre les peuples du continent et une vitrine reflétant la richesse et la diversité de la civilisation africaine.

Alphadi, créateur de mode de renommée mondiale et président de la Fédération africaine des créateurs, a souligné aussi que le Maroc, partenaire économique de choix au sein de l’Afrique, peut jouer un rôle considérable en matière de promotion de la diversité culturelle, artistique et civilisationnelle du continent, source de développement local et vecteur de création d’emplois.

Il s’est dit, en outre, confiant de voir la ville de Dakhla, et à travers elle le Maroc, ouvrir la porte aux créateurs africains pour faire connaitre leurs œuvres dans le domaine de la mode et du stylisme et contribuer au développement de l'Afrique sur les plans artistique et économique, en faisant de la culture, de la création et du patrimoine immatériel des outils en faveur du progrès du continent.

Le styliste, également ambassadeur de bonne volonté du Niger et ambassadeur et artiste pour la paix à l’UNESCO dans le domaine de la culture et de l’art, relève dans ce sens que "le Royaume est un acteur principal dans tous les efforts qui visent l’essor du continent africain et la contribution à son développement".

De son côté, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, a relevé que le festival donne une idée sur le grand potentiel des créateurs africains, qui leur permet de s'imposer dans les grand-messes de la mode international,.

Il a souligné que cette édition traduit les efforts déployés par le Royaume en vue de concrétiser une coopération Sud-Sud durable et une intégration africaine globale. Le célèbre styliste burkinabé Pathé’O, qui a accompagné le festival depuis sa naissance, s’est réjoui du fait que "l’on parle de plus en plus de la mode africaine", dont le FIMA, "arrivé au stade maturité", est l’un des principaux affluents de cette vague. 

Il a en outre dit déceler chez les jeunes africains "du potentiel, de la compétence, de la créativité et de l’harmonie dans ce qu’ils ont fait".

Le Festival international de la mode en Afrique, qui s’est tenu cette année pour la première fois en dehors du Niger, s'est transformé en un incubateur pour les talents issus de différentes régions du monde, notamment d’Afrique, et en plateforme mettant en avant la richesse culturelle, artistique et civilisationnelle de ce continent.

Sous l’impulsion de son fondateur, le FIMA a organisé la première édition du salon "Haské" (Lumière en haoussa), un espace de promotion et d’exposition destiné aux marques de mode d’habillement, d’accessoires, de bijouteries et aux marques de beauté et cosmétique.

Les organisateurs du FIMA ont, tout aussi, tendu la main aux autres expressions artistiques, en ouvrant leurs portes à l’association Arkane, qui milite notamment pour la promotion de l’art contemporain en Afrique et de ses diasporas.

Ainsi, Dakhla a réalisé là une belle victoire à l’échelle africaine puisque le président fondateur du festival a d’ores et déjà annoncé que cet événement sera organisé désormais à Dakhla tous les deux ans.