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Sept kényans sur dix approuvent les efforts anti-corruption du président Kenyatta (Sondage)

Rédigé le 28/12/2018
MAP


Nairobi - Sept Kényans sur dix approuvent les efforts anti-corruption menés par le président Uhuru Kenyatta, selon les résultats d'un sondage réalisé par une société d'études basée en Afrique qui propose des études de marché, sociales et sportives.

Le sondage publié jeudi et rapporté vendredi par les principaux médias locaux montre ainsi que 76% des Kényans ont confiance dans les efforts du président pour lutter contre la corruption, un des principaux piliers de sa campagne présidentielle.

Les résultats de ce sondage révèlent également que le directeur des poursuites pénales, Noordin Haji, et le directeur des enquêtes criminelles, George Kinoti, jouissent aussi d'un indice d'approbation élevé parmi les Kényans, avec 69% et 65% respectivement.

Selon le sondage, le pouvoir judiciaire vient en quatrième position avec 53% de sa contribution à la lutte contre la corruption.

"Le pouvoir judiciaire se voit attribuer une note d'approbation timide, ce qui pourrait s'expliquer par la longue durée nécessaire à l'audition et à la conclusion des affaires de corruption", lit-on dans le rapport.

Le Service national de police est classé au dernier rang avec un taux d'approbation publique de 25%.

La corruption a été citée comme un problème majeur dans le pays, le bureau du vérificateur général indiquant que l'économie perd plus de 600 milliards de shillings par an à cause de ce phénomène qui contraint des millions de personnes à la pauvreté, les laissant à la merci de conditions de santé des plus déplorables. Par exemple, l’année dernière, avec la perte de 5 milliards de shillings sur le compte de la santé, certains donateurs ont suspendu le financement de certains projets de santé cruciaux.

2018 au Kenya restera sans conteste l'année record des poursuites judiciaires où des dizaines de hauts responsables d'institutions gouvernementales et étatiques kényanes sont poursuivis par la justice pour différents délits liés notamment à la corruption et aux détournements de fonds publics. En 2017, le Kenya était à la 143e place, sur 180, dans le rapport annuel de l'ONG Transparency International sur la corruption, rappelle-t-on.