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Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine

Rédigé le 28/12/2018
MAP


Dakar - Les candidatures pour la présidentielle au Sénégal, la réconciliation en 2018 entre la majorité et l'opposition au Kenya, la coopération entre le Mali et l'Espagne et la proclamation des résultats officiels des législatives au Gabon sont les principaux sujets ayant attiré l'attention de la presse africaine parue vendredi.

Au Sénégal, +Le Quotidien+ écrit sous le titre "Présidentielle/candidats déclarés en 2012 et 2019 : deux survivants en course", que la présidentielle de 2012 était déjà un filtre pour les candidatures.

"A part Macky Sall devenu président, sur les 12 autres qui avaient fait face à Wade, seuls Idrissa Seck et Amsatou Sow Sidibé ont déposé leurs dossiers, en attendant la publication de la liste définitive", souligne le journal.

"L'on ne peut pas dire, pour le moment, que le parrainage n’a pas permis un filtrage. Sur une centaine de personnes ayant retiré la fiche de collecte au ministère de l’Intérieur, moins d’une trentaine seulement ont pu déposer leurs dossiers", fait remarquer la publication, ajoutant que la question est combien seront autorisés par le conseil constitutionnel à participer au scrutin.

De son côté, +Le Soleil+ rapporte qu’un an après la mise en service de l’Aéroport international Blaise Diagne, la Banque africaine de développement (BAD) dresse un bilan reluisant, ajoutant que, dans une note publiée, jeudi, sa filiale de Dakar note une progression de 6 pc de son trafic aérien avec un million de passagers.

Les recettes fiscales sont aussi en hausse avec plus de 4,6 millions d’euros encaissés entre décembre 2017 et juin 2018, indique la publication, ajoutant que le nombre de compagnies aériennes desservant l’aéroport Blaise Diagne connait une augmentation, elles sont 36 au lieu de 32 à l’aéroport Léopold Sédar Senghor.

En Ethiopie, +FANA BC+ s'intéresse au vaste mouvement qui a concerné les représentations diplomatiques de l’Ethiopie. Le groupe médiatique rapporte dans ce cadre la nomination de nouveaux ambassadeurs en Allemagne, Djibouti, Canada, Sénégal, Israël, France, Ouganda, l’Inde, Union africaine, la Chine, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis d’Amérique, Zimbabwe, la Hollande, Kenya, Oman et le Qatar. 

Sur un autre registre, +FANA BC+ revient sur la fin lors de ce mois du mandat de l’Ethiopie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, rappelant dans ce sens sa contribution dans la résolution des conflits notamment en Afrique de l’Est.

Au Rwanda, le journal +KT Press+ rapporte que la compagnie aérienne nationale, RwandAir, va lancer à compter d'avril prochain des liaisons aériennes vers Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Citant un communiqué de RwandAir, le quotidien anglophone indique que le transporteur national effectuera cinq vols directs hebdomadaires entre Kigali et Addis-Abeba, opérés par un avion de type CRJ-900NG, relevant que la compagnie rwandaise vient ainsi concurrencer la géante Ethiopian Airlines.

Par ailleurs, la publication révèle que le transporteur aérien prévoit également de desservir, au cours de l’année 2019, de nouvelles destinations en Afrique et de lancer de nouveaux vols vers New York (États-Unis), Conakry (Guinée) et Guangzhou (Chine), entre autres.

Sur un autre sujet, +The New Times+ écrit que la ville de Kigali a abrité au cours de l’année 2018 plus de 200 conférences et rencontres internationales, citant les chiffres du Rwanda Convention Bureau (RCB).

"Les évènements accueillis par le Rwanda au cours de l’année 2018 ont généré des revenus estimés à plus de 52 millions de dollars et ont attiré quelque 35.000 représentants de délégations internationales", a déclaré la directrice générale du RCB, Nelly Mukazayire, citée par le quotidien.

Au Kenya, les quotidiens du pays se font l'écho vendredi de l'interview accordée par le dirigeant du Mouvement démocratique orange (ODM), Raila Odinga, à Citizen TV où il a fait un tour d'horizon des évènements houleux qui ont marqué l'année 2018 et qui se sont soldés par la poignée historique du 09 mars avec le président Uhuru Knyatta, mettant fin à l'incertitude politique qui jetait son ombre sur l'avenir du Kenya.

+Daily Nation+ rapporte ainsi qu'Odinga envisageait avant sa réconciliation avec son rival dont il contestait l'investiture de former un gouvernement parallèle doté de son propre système de taxation, imposé dans ses fiefs politiques.

"Nous avons essentiellement décidé que si ces personnes (NDLR coalition au pouvoir) n'étaient pas prêtes à parler, nous allions mettre en place une administration parallèle. Certains ont également déclaré qu’après l’investiture, ils allaient retirer tous les portraits du président et que nous allions commencer à percevoir les impôts dans nos fiefs", a déclaré M. Odinga, cité par le journal.

"Il y avait deux écoles de pensées. Certains pensaient que c'était trop risqué et que nous devrions rechercher d'autres moyens de réaliser ce que nous voulions et il y avait d'autres qui disaient qu'il n'y aurait pas de pourparlers à moins de faire pression", a ajouté Odinga.

+The Star+ rappelle, quant à lui, qu'au cours des pourparlers de paix ayant précédé la poignée de main, M. Odinga a déclaré que les médiateurs souhaitaient mettre en avant le programme des "Big Four" du président Kenyatta, tout en insistant sur le débat controversé sur les élections générales de 2017, au cours desquelles plusieurs personnes ont perdu la vie et d'autres ont été blessées. En Côte d'Ivoire, +Fraternité Matin+ se fait l'écho des propos tenus par le président du mouvement politique "Sur les traces d'Houphouët-Bogny", Kobénan Kouassi Adjoumani qui a indiqué jeudi que l'année 2019 est une "année de défis" ainsi qu’une "année déterminante et décisive avant 2020".

"Nous avons réussi à renverser la vapeur, à faire basculer l’opinion et à freiner la campagne d'intoxication", a déclaré M. Adjoumani au cours d’une rencontre destinée à faire le bilan de son mouvement, six mois après sa création.

"Notre premier objectif sera bientôt atteint avec la mise en place du parti unifié. Mais nous devons aller plus loin. Nous devons retrousser nos manches car c'est maintenant que le plus dur commence. L'année 2019, je le disais est une année de défis, une année déterminante et même décisive avant 2020. C'est un virage que nous ne pouvons pas rater, car les espoirs placés en nous sont énormes", a-t-il ajouté, cité par la publication.

Sur un autre registre, +Le Jour Plus+ rapporte qu'en 2017, l’industrie du thon a été source de création de nombreux emplois à l’en croire. Elle "crée et entretient plus de 3500 emplois directs avec une forte représentation des femmes (65 % de l’effectif) dans les usines, indique le journal. 

Les activités connexes à ce secteur de la transformation des produits halieutiques, emploient plus de 13 000 personnes.

Au Mali +l'essor+ indique que le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez s'est entretenu jeudi à Bamako avec son homologue malien Soumeylou Boubeye Maïga, dans le cadre de sa visite au Mali.

Et d'ajouter que M. Sanchez a rencontré M. maïga avant de se rendre au camp de Koulikoro, à 60 kilomètres au nord-est de la capitale malienne, où sont stationnées les troupes espagnoles dans le cadre de la Mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM).

La mission de l'EUTM est de remettre sur pied une armée malienne sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro, selon le journal.

Son confrère +l'indépendant+ rapporte que l'Office central des stupéfiants (OCS) a annoncé avoir saisi 2,6 kilogrammes d’héroïne brune estimés à plus de 50 millions de francs CFA sur le marché local.

La saisie a eu lieu dimanche dernier à l’aéroport international de Bamako, sur une passagère arrivée à bord d’un avion de la compagnie Kenya Airways en provenance de Johannesburg (Afrique du Sud) via Nairobi (Kenya), a précisé l’OCS dans un communiqué cité par le journal.

Au Gabon, l'+Union+ écrit sous le titre "législatives des 6 et 27 octobre : proclamation des résultats" que l’opération de l’ensemble des procès-verbaux achevée, la Cour constitutionnelle a proclamé dans la nuit de jeudi à vendredi, les résultats des élections législatives des 6 et 27 octobre derniers dont elle avait vidé le contentieux voilà près de deux semaines.

Cette proclamation qui confirme l’écrasante victoire du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), ouvre la voie à la démission du gouvernement et à l’élection du bureau de l’assemblée nationale, en attendant la nomination d’un nouveau premier ministre puis la composition du futur gouvernement, ajoute la publication.

Sur un autre sujet, la presse indique que le président-directeur général de Petro Gabon, Jean-Baptiste Bikalou, et l’administrateur-général de Gabon oil marketing (Gom), Patrichi Christian Tanasa, ont signé, hier, une convention de cession d’actifs permettant de renforcer la coopération entre les deux sociétés.

Cette convention de cession d’actifs a pour objet de transférer la propriété de deux stations-service de Petro-Gabon au profit de Gom dans le cadre de l’apurement de la dette de Petro-Gabon vis-à-vis de Gom, précise la presse.