Bulletin quotidien d'informations économiques africaines

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines

Rédigé le 08/03/2019
MAP


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du vendredi 8 mars : Sénégal-Economie Le cumul des transferts nets d'argent effectués par les établissements de crédit du Sénégal au quatrième trimestre en 2018, s’est établi à 984,90 milliards FCFA (environ 1,674 milliards de dollars) au quatrième trimestre 2018, a-t-on indiqué jeudi auprès de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) du ministère de l’économie, des finances et du plan. 

Ces transferts nets d’argent résultent de la différence entre les transferts reçus qui se chiffrent à 1155,40 milliards FCFA et ceux émis d’un montant de 170,50 milliards FCFA. 

Côte d'Ivoire-banques Bank Of Africa (BOA) Côte d’Ivoire a officiellement informé ce 4 mars le marché financier de la nomination du Français Vincent Istasse en qualité de directeur général. 

Promu en août 2018, l’ex directeur général adjoint de BOA Ghana depuis 2014 prend le relais du Marocain Abdelali Nadifi. 

Diplômé d’un DESS en Diagnostic d’entreprise, Vincent Istasse cumule une trentaine d’années d’expérience dans le secteur bancaire, dont près d’une dizaine chez BOA. Il prend la direction d’un établissement qui revendique la 7ème place du marché bancaire ivoirien, avec un résultat net de 10,84 milliards FCFA, soit 16,5 millions d’euros fin 2017. 

Kenya-Agriculture-Cession Le ministère kényan de l'Agriculture prévoit de vendre la "Commission de la viande du Kenya" (KMC) à un investisseur privé dans une tentative du gouvernement à chercher à obtenir davantage de capital pour relancer les entreprises parapubliques en difficulté. 

Le secrétaire du Cabinet de l'Agriculture, Mwangi Kiunjuri, a déclaré que l'État n'injecterait plus d'argent dans une entité déficitaire, ajoutant que le processus de vente commencerait la semaine prochaine avec la création d'un groupe de travail chargé d'élaborer un plan de privatisation. 

M. Kiunjuri a déclaré que beaucoup d'argent avait été injecté dans l’entreprise dans l’espoir de raviver son usine en difficulté, mais sans résultat. 

«Nous allons privatiser la Commission de la viande du Kenya. Nous sommes en train de mettre sur pied un groupe de travail la semaine prochaine, composé de représentants de la Commission de la privatisation», a déclaré M. Kiunjuri lors d'une conférence de presse. 

Le secrétaire principal du secteur du bétail, Harry Kimtai, a déclaré que la privatisation de la société devrait la rendre plus rentable et stimulerait l'exportation de produits d'origine animale du Kenya vers d'autres pays. 

«Nous avons quatre abattoirs internationaux et nous en construisons de nouveaux dans quatre comtés. Au total, nous aurons huit abattoirs d’exportation. La KMC a eu son lot de problèmes qui pourraient ne pas être résolus autrement que par le biais de la privatisation», a déclaré Kimtai. 

Rwanda-Horticulture Au Rwanda, le sous-secteur horticole a généré 25 millions de dollars de recettes d'exportation en 2018, contre 5 millions de dollars seulement en 2005, selon des données du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales. 

Cette performance a été portée notamment par l’introduction de nouveaux produits sur le marché, notamment le segment des fleurs coupées, a expliqué le ministre rwandais de l’Agriculture et des Ressources animales, Gerardrine Mukeshimana, cité vendredi par des médias locaux. 

La responsable a indiqué que le principal contributeur à cette performance est le segment de légumes qui a rapporté 12 millions de dollars en 2018. 

De leur côté, les expéditions de fruits ont engendré 7.8 millions de dollars alors que celles de fleurs coupées ont procuré 4,1 millions de dollars. 

Gabon-France-commerce Les exportations françaises à destination du Gabon se sont élevées en 2018 à 459 millions d'euros, enregistrant une hausse de 6,25% par rapport à 2017, rapporte la presse locale qui cite les services de douanes françaises. 

Le Gabon se positionne comme le second marché de la France dans la sous-région de l’Afrique centrale, suivi du Cameroun qui totalise lui, 505 millions d’euros en 2018. 

Les principaux postes d’exportations sont classiquement les machines et équipements électriques (24,5%), les produits issus de l’industrie agroalimentaire (21%) et les produits pharmaceutiques (11%).

Ghana-Ports Le Ghana applique les taxes sur les importations très élevées par rapport aux pays de la région subsaharienne, a fait savoir Joseph Kwaku Obeng, président de l'Union des commerçants ghanéens (GUTA). 

Cette situation a poussé de nombreux commerçants et hommes d'affaires à se rendre dans les pays voisins de l'Afrique de l'Ouest pour acheter des produits importés, car leur prix de revient est inférieur à celui importé au Ghana, a-t-il noté. 

Ghana-Importations Le gouvernement a assuré aux agriculteurs ghanéens de leur fournir l'infrastructure, les incitations et l'assistance technique nécessaires pour maximiser la production alimentaire. 

"Notre principal objectif est de transformer le secteur agricole et de limiter les importations de produits alimentaires", a affirmé M. Simon Osei-Mensah, ministre régional de l’Ashanti. 

Le pays a actuellement un taux de croissance annuel de l'agriculture de 6,1%, contre 3,5% enregistré les deux dernières années. 

Nigeria-Entreprises La société nigériane Quantum Capital Partners a mobilisé un montant de 5,5 millions USD au profit de TeamApt, un fournisseur de solutions de paiement. 

Ce financement permettra le développement de nouveaux produits financiers et le lancement d’une application bancaire dénommée AptPay. La société bénéficiaire revendique la réalisation de transactions mensuelles de l’ordre de 160 millions USD, et un parking constitué de 26 établissements bancaires africains. 

Tosin Eniolorunda, PDG de TeamApt, a déclaré que la société prévoit "de développer davantage de services à destination des entreprises. Nous avons également en projet de renforcer nos activités au Nigeria et dans certaines régions de l’Europe".