Hasnae Tahiri, une assistante sociale au service de la promotion de la femme et de la famille à Errachidia

Hasnae Tahiri, une assistante sociale au service de la promotion de la femme et de la famille à Errachidia

Rédigé le 08/03/2019
MAP - Azzelarab Moumni


Errachidia - Dynamique et persévérante, Hasnae Tahiri, assistante sociale de profession, est l'exemple de ces femmes pionnières ayant marqué de leur empreinte la défense des questions inhérentes aux conditions de la femme et de la famille dans la province d’Errachidia, à même de devenir un nom de référence en la matière.

Native d’Errachidia et titulaire d’une licence en Droit de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Moulay Ismaïl à Meknès, Hasnae Tahiri, qui est responsable du centre de conseil familial relevant de l’association "Oum Al Banine" depuis 2015, a su cumuler une grande et riche expérience pour être toujours à l’écoute des femmes victimes de violences et de celles confrontées à des problèmes familiaux ou vivant dans des conditions difficiles.

Approchée par la MAP, Hasnae Tahiri a déclaré avoir été dès son jeune âge animée par cette volonté inébranlable et ce désir infaillible de venir en aide aux personnes en situation difficile, d’être à l’écoute de leurs problèmes, de leur apporter compassion et réconfort en vue de les soutenir et de les aider à surmonter les difficultés auxquelles elles font face.

Elle a ajouté que son engagement en faveur de l’action associative lui a permis de venir à bout de sa timidité et de sa réserve, vu qu’elle trouvait beaucoup de peine à exprimer ses idées et convictions et à vaincre le trac dont elle n’arrivait pas à se débarrasser.

Evoquant le début de son parcours dans le domaine de l’action associative, Hasnae Tahiri a rappelé avoir rejoint l’association "Oum Al Banine pour la protection de la famille" en 2013 en vue de renforcer ses capacités et d’élargir ses connaissances dans ce domaine, précisant avoir participé, avec assiduité, à toutes les activités et sessions de formation organisées par ladite association et d’autres organisations sur nombre de questions à caractère social portant, entre autres, sur la famille, la société et l’auto-développement.

Et de poursuivre que ses études universitaires, sa connaissance de plusieurs dispositions et procédures juridiques, ainsi que son ouverture d’esprit et sa grande capacité d'écoute, l'ont largement aidé en matière de conseil familial et d’assistance sociale des femmes violentées, étant donné que la majorité des cas dont se charge l’association sont d’ordre juridique et liés aux questions des droits de l’homme.

Dans ce sens, Mme Tahiri a fait savoir que le centre qu’elle supervise reçoit annuellement entre 300 et 400 cas de femmes et de jeunes filles victimes de violence, de problèmes conjugaux, dont ceux ayant trait au divorce et à la "Nafaqa" (pension alimentaire), ou encore ceux liés à l’addiction aux drogues, outre certains cas de viol, notant que ces cas ne concernent pas seulement les femmes et filles issues d’Errachidia, mais également celles résidant à Rissani, Erfoud, Al Jorf, Boudnib, Er-Rich, Goulmima et Tinjdad.

"Le centre œuvre à accueillir ces femmes dans les meilleures conditions qui soient et de les écouter, durant une ou plusieurs séances, selon la nature des cas, en vue de déterminer les causes réelles des problèmes dont elles souffrent, de leur fournir les conseils nécessaires et de leur apporter l’assistance et l’accompagnement psychologique adéquats, le but ultime étant de les aider, dans la mesure du possible, à trouver des solutions appropriées à leurs problèmes", a-t-elle expliqué.

Elle a, en outre, relevé que le centre de conseil familial relevant de l’association "Oum Al Banine", qui dispose d’un psychologue et d’un conseiller juridique, offre très souvent des conseils par téléphone aux femmes et filles qui se trouvent dans l’incapacité de se présenter en personne au centre, et veille à assumer, selon les possibilités disponibles, un rôle majeur dans le règlement des litiges et des différends conjugaux et la préservation de la cohésion et de l’équilibre de la famille.

Toutefois, a-t-elle tenu à faire remarquer, le centre n’est pas en mesure de fournir l’accompagnement psychologique nécessaire à tous les cas reçus, eu égard à leur grand nombre et à la présence d’une seule et unique assistante et d’un seul psychologue au sein de cette structure sociale.

Interrogée sur le Code de la Famille, Mme Hasnae Tahiri a souligné que cette législation a fortement contribué à la protection et à la préservation des droits de la femme et de sa place au sein de la société, estimant que "nous aspirons à ce que certaines dispositions et textes de lois soient renforcés, notamment ceux ayant trait à la Nafaqa en faveur de l’épouse et à la protection des droits des enfants".