Marocafrique : Toute l'actualité Maroc-Afrique

RADIOSCOPIE D’UNE DÉMOCRATIE MISE EN JOUE !

Le plus grand ennemi de la démocratie serait-il la majorité parlementaire ?Sûrement pas ! Quand la légitimité populaire est le fondement de toute majorité, celle-ci est sauve !L’expression de toute majorité passe par le vote et c’est le vote majoritaire qui s’impose et dicte sa loi. Cela peut faire mal. Cela peut choquer, mais c’est cela la marche de tout État moderne. C’est une redoutable machine que le vote de la majorité. Elle est forcément au service du prince. Elle le protège et le laisse conduire ses missions. Rien de plus normal ! Il est naturel que cela soit difficile pour ceux qui, dans l’enceinte de l’hémicycle, sont toujours déboutés et toujours battus par le vote de la majorité. C’est presque un anéantissement de tout effort de résistance. Les armes sont trop inégales ! Faut apprendre à s’y faire ! Cette mécanique de la victoire peut rendre des opposants fous. Elle peut renvoyer à l’image d’une démocratie déficitaire…

MACKY SALL II : FACE À L’HISTOIRE !

Monsieur le Président, c’est donc fait ! Vous êtes de nouveau réélu à la tête de l’État du Sénégal ! Non sans bruit ! Mais les bruits comme les contestations sont consubstantiels à la conquête du pouvoir, jusque dans les démocraties jugées les plus hautes. La démocratie est une femme rebelle! Le terme de « peuple », aussi ! Mais, nous n’avons pas grand choix : « L’onction populaire des gouvernants est pour nous la principale caractéristique d’un régime démocratique. L’idée que le peuple est la seule source légitime du pouvoir s’est imposée avec la force de l’évidence. Il faut choisir entre le principe électif et le principe héréditaire. Le fait que le vote de la majorité établisse la légitimité d’un pouvoir a en effet aussi été universellement admis comme une procédure identifiée à l’essence même du fait démocratique ». Je cite, naturellement, Pierre Rosanvallon dans « La légitimité démocratique. »

PRÉSIDENTIELLE 2019 : LES VOIX DE L’HONNEUR!

Ce pays ne sera jamais perdu - jamais il ne le sera ! - si les meilleurs d’entre nous refusent de prendre les chemins de l’incertitude, de la division. Un citoyen doit tenir à sa différence dans la société. Il faut alors savoir refuser le bruit reptilien des cataclysmes annoncés, de la revanche, de la haine, en s’assumant, en affichant sa responsabilité et ses devoirs. Refuser de faire partie, confiné dans son salon, de la masse molle des « brouteurs d’écrans » qui vont au lit, loin des urnes. L’engagement verbal seul ne fait pas le citoyen, il y faut le passage à l’acte, comme le vote, le respect du bien public, la défense de la patrie.Tout citoyen naît d’une soif de justice, de bien-être social, de confiance en l’avenir. La foi seule peut regarder l’injustice dans les yeux, et se taire. Sinon, la foi ne serait pas la foi. Mais elle ne peut suffire. Nous ne pouvons pas laisser nos enfants dans les bras de la fatalité. Cela ne minore en rien la force de…

PRÉSIDENTIELLES 2019 - SENGHOR : L’HÉRITAGE ET LE MESSAGE

A quelques semaines d’une échéance électorale décisive pour notre pays, en février 2019, écoutons l’éclairage de Senghor. Nous sommes en 1980. Trente neuf années nous séparent de ce que nous allons entendre. Senghor s’apprêtait à quitter ses fonctions de président de la République.

DÉCÉS DE LA POÉTESSE MAME SECK MBACKÉ

Notre cher frère, le journaliste culturel Alassane Cissé, résolu et toujours au front pour nos causes culturelles, vient de m’annoncer ce lundi 24 décembre 2018, la triste nouvelle de la disparition de notre sœur, la poétesse Mame Seck Mbacké.

SENGHOR : DIX SEPT ANS QU’IL DORT SANS FIN !

C’est le 20 décembre 2001 que vous nous avez quittés : pourquoi ceux que nous aimons meurent-ils ? Que restent-ils de ceux qui voyagent si loin, si près, si ce n’est la mémoire de ceux qui sont encore restés et qui se préparent, eux aussi, pour l’éternelle couette de terre ? Alors, que reste t-il vraiment qui surmonte le temps, si ce n’est les livres d’histoire ? En écrivant ces mots, mon cher poète, je pense à vous, je pense aussi à un autre homme disparu le 4 décembre 2018 dernier, à 16 jours du 17ème anniversaire de votre grand sommeil. Le Sénégal a pleuré Sidy Lamine Niasse, d’une année mon aîné, enfant de Kaolack comme moi. J’évoque sa mémoire ici, car ma maman l’aimait et elle a beaucoup, beaucoup pleuré quand je suis allé dans sa chambre lui annoncer notre deuil. Je n’aime pas voir ma mère pleurer.Que l’on ait de l’estime pour lui ou non, Sidy Lamine était Sidy Lamine. « Amadou, je viendrais embrasser notre maman, bientôt »,…

« CROISSANCE » , « DÉCROISSANCE » : QUEL MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT POUR UN AUTRE TYPE DE SOCIÉTÉ ?

Ce que nous vous offrons ici à lire est un partage de nos rencontres avec le monde de l’économie et le travail de chercheurs chevronnés. La curiosité conduit à tout. La passion du savoir, aussi. Nous n’avons d’autre mérite que d’avoir lu le travail des autres et d’y greffer « ce que nous croyons », au regard de la configuration économique de nombre de pays en Afrique, depuis l’indépendance. Bref, nous avons voulu, avec vous, cheminer dans le questionnement, tenter de croire à un autre système de « progrès » pour nos peuples !

UN GRAND MINISTRE DE LA CULTURE EST MORT !

Dans mon essai consacré à Sédar, “Senghor ma part d’homme”, nous avons mis au grand jour l’énorme travail accompli par Moustapha Ka, ce précieux et tranquille serviteur de l’État qui a animé le cabinet du Président Abdou DIOUF avant d’être son Préposé au département de la Culture. Il arrive que le Sénégal oublie et oublie très vite de hauts fonctionnaires qui l’ont servi avec une rare compétence, une rare humilité, une rare discrétion. Il y a peu, tous ensemble, nous consacrions le plus émouvant des hommages à un homme, qui au regard de notre vécu républicain d’aujourd’hui, semblait sorti d’une autre planète que la nôtre. Nous parlons, bien sûr, de Bruno Diatta. Nous en avons eu d’autres, moins exposés, moins visibles, qui travaillaient, se taisaient. Un grand cinéma à ciel ouvert projette des images d’une vague effrayante de serviteurs de l’État ivres de pouvoirs. Le Sénégal ne va pas bien dans la manière de faire de la…

REGARD LIBRE SUR LE DISCOURS DE L’HOMMAGE NATIONAL DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À BRUNO DIATTA

Il est 22H 01 au Québec ce samedi 29 septembre 2018, 2h 01 du matin à Dakar. Je suis loin de mon cher pays, venu prendre le Prix international de Poésie qui m’est décerné. Je viens de lire l’hommage intégral du Président Sall à Bruno Diatta. Je pèse mes mots: indicible! Bouleversant! Ce texte m’a fait «trembler», pour utiliser un mauvais français, faute de mieux ! Deux séquences relevées. Le Président cite Rûmi. « Élève tes mots pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs et non le tonnerre.» / Puis il dit lui-même, parlant de Bruno Diatta, je le cite dans le texte: « L’essentiel n’est pas dans le verbe, mais dans l’acte qui demeure.»

RÉFLEXION DU JOUR DE L’ACHOURA, ANNEE MUSULMANE 1440

Je voulais parler à Dieu. J’ai insisté autant que je pouvais. IL a fini par me répondre. IL m’a dit qu’IL était très pris, mais pas loin du Sénégal. Qu’IL avait trop à faire. Qu’IL n’avait pas dormi depuis mille ans. Que les êtres humains depuis qu’IL les a créés,ne lui avaient laissé aucun répit. IL me dit que j’étais parmi les moindres victimes de la vie et qu’il en existait qui avaient la priorité plus que moi. IL me dit que j’avais à mes côtés une personne à qui IL avait confié sur terre une mission que LUI-MÊME remplissait moins qu’elle.

Réflexion du jour d’Amadou Lamine Sall

Réflexion du jour d’Amadou Lamine Sall: « En écoutant Jacques Attali, j’ai compris, en effet, que nous sommes tous, États, Gouvernements, Peuples, Individus, en «état d’urgence». C’est son mot. État d’urgence pour résister au marché -nous sommes tous des capitalistes à notre insu !-; résister à l’impuissance d’exercer ses fonctions sans diktat et dans la boue de la médiocrité environnante, de l’immédiateté, du parasitage, de l’appât du gain; résister à la voracité, la cruauté, l’ignorance abominable et la cupidité des hommes politiques; résister au manque, à la pauvreté qui fait sombrer dans l’indignité; résister au chômage, à la maladie, à la solitude, à l’abandon des siens; résister au dépérissement du lien familial; résister à la vanité, à l’orgueil; résister enfin à la mort et pire: en sachant ne pouvoir même pas laisser derrière soi de quoi payer votre linceul, protéger vos enfants, votre maison si…

À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL POUR ALERTER SUR LE MONSTRUEUX PROJET DE PORT DE NDAYANE

A la suite du passage de notre Association pour la Défense, la Protection et la Sauvegarde Écologique du site de Ndoungouman et Alentours, comme invitée de l’emblématique émission télévisée « diakaarlo » du vendredi 20 juillet 2018, pour montrer du doigt et des jambes le projet du port de Ndayane confié à DP World, nous apportons ici, encore, avec respect, des éclaircissements sur la lutte de notre Association contre ce monstre de « porc ».